31 oct 2010

Bed-In Story: Une semaine avec John Lennon et Yoko Ono, de Dominic Cobello.

Publié par Richard

Bed-In Story: Une semaine avec John Lennon et Yoko Ono, de Dominic Cobello. 2008. Éditions Hurtubise HMH. 204 pages.

Un peu plus d’un an avant la crise d’octobre au Québec et la séparation des Beatles, la ville de Montréal devient un centre d’intérêt dans les journaux à travers le monde. L’auteur raconte l’événement médiatique de mai 1969 : l’arrivée de John et Yoko à l’hôtel Reine Élizabeth dans la suite 1742 à Montréal. On y apprend que cette ville n’était pas le premier ni le deuxième choix des vedettes, que Yoko Ono n’était pas celle qui causa la séparation du célèbre quatuor et bien d’autres informations remplissent ce Bed-in Story. Cobello, un témoin de première ligne de 23 ans, est celui qui transporta le couple de l’aéroport à l’hôtel et les fréquenta durant tout leur séjour. Il explique tout sur le déroulement de la fameuse semaine, l’enregistrement, grâce à André Perry, de Give Peace a Chance,  les invités et les attentes du couple. L’auteur nous trace également un historique des jours précédents le bed-in, une courte biographie de John et Yoko et de certains invités célèbres, pour terminer avec les suites de ce séjour dans sa vie et celles d’autres personnalités. Un livre fort intéressant pour revivre une page d’histoire du monde de la musique et d’une époque marquante au Québec. Dans ce temps, la guerre du Vietnam remplissait les manchettes, l’homme se préparait à visiter la Lune et la station de radio CFOX, à Pointe-Claire, était la plus écoutée par les jeunes.

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30 oct 2010

À l’origine d’un cri, de Robin Aubert.

Publié par Richard

À l’origine d’un cri, de Robin Aubert. Québec 2010. 1h54. Avec Patrick Hivon, Jean Lapointe, Michel Barrette, Véronique Beaudet,Louise Latraverse, Lise Roy…

À l’origine d’un cri est un drame avec de la violence physique et verbale, des blasphèmes, des femmes aux seins nus, de la bière et de la fumée, donc pas une histoire à l’eau de rose. Je me demandais quand l’histoire se passait : on voit souvent le mot taverne, des gens qui fument dans des bars, des autos pas très récentes qui nous envoient dans un passé pas si lointain. Malgré toute la violence et la vulgarité, le film mérite le déplacement pour les performances des acteurs même ceux dans de petits rôles. Je pense ici à Lise Roy, la barmaid qui tente de consoler le veuf, joué par Michel Barrette. Elle est extraordinaire et tellement convaincante qu’on la prend en pitié. Sa présence, d’à peine 5 à 10 minutes, nous reste en mémoire après la projection. La découverte du film est Patrick Hivon. On ressent son mal de vivre. Les Jutras ne peuvent pas l’oublier lors des futures nominations. On devrait le revoir plus souvent au cinéma, il perce l’écran. Jean Lapointe rend également toute la douleur de ce grand-père triste et seul. Quel excellent comédien! Mais on le savait déjà, il l’a prouvé plusieurs fois dans le passé. À l’origine d’un cri a plusieurs similitudes avec Route 132 : road movie, on fuit un deuil, la colère intérieure. 8,4/10

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29 oct 2010

Au-delà, de Clint Eastwood.

Publié par Richard

Au-delà/ Hereafter, de Clint Eastwood. États-Unis 2010. 129 minutes. Avec Matt Damon, Cécile De France, Frankie McLaren, George McLaren, Jay Mohr, Bryce Dallas Howard Thierry Neuvic…

Un sujet assez délicat: la mort et ce qui vient après. Eastwood ne nous donne pas de réponses, mais une piste rassurante. Cécile de France, remarquable dans Sœur Sourire, est ici tout aussi intéressante. Elle apparaît dès le début comme une victime d’un tsunami, images très impressionnantes. Matt Damon et le jeune Frankie McLaren jouent une scène émouvante vers la fin du film. Toute la finale, les 20 dernières minutes environ, sont bouleversantes. Ce n’est pas un film d’action, sauf pour le tsunami, mais un film pour la réflexion. Au-delà a reçu plusieurs critiques négatives. Il est lent, mais si on se laisse prendre par le thème on passe un agréable moment. 8,7/10

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28 oct 2010

Le concert, de Radu Mihaileanu.

Publié par Richard

Le concert, de Radu Mihaileanu. France et Russie 2009. 123 minutes. Avec Aleksey Guskov, Dimitry Nazarov, Mélanie Laurent, Valeri Barinov, François Berléand, Miou Miou, Lionel Abelanski, Anna Kamenkova, Valery Barinov…

Malgré le titre, ce film est une comédie. Il existe une version sous-titrée pour les moments qui se situent en Russie et une version française. L’histoire se passe au début des années 1980. Mélanie Laurent, en plus d’être très belle, a un charisme fou à l’écran. Elle a suivi des cours de violons pour son rôle. Durant la finale, nous assistons au concert. On entend le Concerto pour violon en ré majeur de Tchaïkovsky. Quel moment magique et émouvant! Ça nous donne le goût de redécouvrir l’œuvre de Tchaïkovsky. Mentions spéciales pour Aleksey Guskov et Dimitry Nazarov. 8,6/10

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21 oct 2010

The Town, de Ben Affleck.

Publié par Richard

The Town, de Ben Affleck. États-Unis 2010. 125 minutes. Avec Ben Affleck, Rebecca Hall, Jeremy Renner, Jon Hamm, Blake Lively, Pete Postlethwaite, Titus Welliver…

Des voleurs de banque violents font des ravages dans la section Charlestown de Boston. Deuxième film de Ben Affleck en tant que réalisateur : une belle réussite. Beaucoup d’action dont une poursuite dans les rues étroites de Charlestown. Une histoire d’amour que certains critiques n’ont pas aimée contrairement à moi. Jeremy Renner joue un criminel très violent, il est possible qu’on le mentionne aux Oscars encore cette année pour ce rôle. Ben Affleck est sous-estimé comme acteur, dans ce film on le remarque avec bonheur. Le montage est très intéressant. Malheureusement la version française n’est toujours pas disponible. 8,7/10

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17 oct 2010

Secretariat, de Randall Wallace.

Publié par Richard

Secretariat, de Randall Wallace. États-Unis 2010. 116 minutes. Avec Diane Lane, John Malkovich, Margo Martindale, Nelsan Ellis, Drew Roy, Otto Thorwarth…

Pas juste un film sur un cheval, mais l’histoire vécue d’une femme mariée qui s’introduit, en 1969, dans un milieu considéré comme la chasse gardée des hommes : les courses de chevaux. Belles images. On sort heureux de la représentation. On entend la version originale de cette chanson gospel Oh! Happy Day par la chorale de Edwin Hawkins. Quel bel hymne à l’optimisme ! On trouve des noms francophones dans ce scénario basé sur du vécu: Lucien Laurin, l’entraineur, Ron Turcotte, le jockey. C’est un film avec des performances remarquables dans les rôles principaux, Diane Lane aura sans doute une nomination aux Oscars, et des rôles secondaires très touchants comme ceux de Margo Martindale, la secrétaire, et de Otto Thorwarth, le jockey. Une histoire pour toute la famille pour une soirée agréable et joyeuse. 8,6/10

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16 oct 2010

R.E.D., de Robert Schwenthe.

Publié par Richard

R.E.D., de Robert Schwenthe. États-Unis 2010. 111 minutes. Avec Bruce Willis, Marie-Louise Parker, John Malkovich, Karl Urban, Helen Mirren, Morgan Freeman, Brian Cox, Richard Dreyfuss, Rebecca Pidgeon, Ernest Borgnine…

R.E.D. est pour : Retraités Extrêmement Dangereux. Un film d’action avec presque tous des acteurs en haut de 50 ans. Un groupe de retraités d’agences secrètes à travers le monde vient en aide à l’un des leurs menacé de mort. Scénario très bien écrit avec des répliques comiques. Il faut voir Helen Mirren (La reine) tirer de la mitraillette vêtue d’une belle robe longue beige (Encore une soirée qui finit mal mdr). Ernest Borgnine a reçu l’Oscar du meilleur acteur de l’année en 1955 pour le film Marty. Il a aujourd’hui 93 ans. Il est en tournage pour trois autres films. J’espère avoir son énergie à son âge. En résumé, un film plein d’action avec des passages humoristiques et le plaisir de revoir certains acteurs presque disparus du milieu. Un agréable moment de cinéma. 8,6/10

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12 oct 2010

Laisse-moi entrer, de Matt Reeves.

Publié par Richard

Laisse-moi entrer / Let Me In, de Matt Reeves. Musique Michael Giacchino. États-Unis et Grande-Bretagne 2010. 115 minutes. Avec Kodi Smit-McPhee, Chloe Grace Moretz, Richard Jenkins, Elias Koteas (Né à Montréa), Dylan Minnette…

Je vois rarement des films d’horreur. Celui-ci m’a attiré parce qu’il a reçu d’excellentes critiques et que Richard Jenkins y joue. C’est son troisième film cette année : Norman, Mange prie aime et celui-ci. Remake d’un film suédois dont la traduction du titre serait à peu près : Laisse entrer la bonne personne. Un enfant de douze, dont les parents divorcent avec aigreur, est un souffre-douleur à l’école. Sa nouvelle petite voisine, du même âge que lui, est la seule personne en qui il a confiance pour se confier. Malheureusement, cette dernière a besoin de sang frais pour vivre. En temps normal, je n’aime pas les histoires de vampires. Ce film est différent. Les deux jeunes vedettes nous entrainent par leur jeu remarquable. Dommage qu’on met rarement des enfants en nomination pour un Oscar, ces deux jeunes vedettes le mériteraient. Dylan Minette, dans le rôle du harceleur, se démarque également. Difficile d’accepter d’être détesté pour un adolescent. La psychologie est très importante : les jeunes harcelés dans les écoles, les enfants coincés dans la dispute de parents qui se détestent lors d’un divorce, les enfants laissés à eux-mêmes. Oui, il y a des scènes d’horreur mais pas à toutes les cinq minutes. Mais on ressent quand même de la tension et de l’angoisse. Ce qu’on croit qui se passera est quelquefois plus horrible que ce qui arrive réellement. La musique est intéressante. Les paysages de neige le soir sont très beaux et tellement rares au cinéma. Si vous voulez voir ce film, courez. Il ne restera pas longtemps, pas assez de sang pour un film d’horreur. 8,7/10

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08 oct 2010

Le réseau social, de David Fincher.

Publié par Richard

Le réseau social/ The Social Network, de David Fincher. États-Unis 2010. 120 minutes. Avec Jesse Eisenberg, Andrew Garfield, Justin Timberlake, Joseph Mazello, Armie Hammer (et sa doublure Josh Pence), Max Menghella…

L’affiche dit : Vous ne vous faites pas 500 millions d’amis sans vous faire quelques ennemis. Le film raconte les débuts du site Facebook et de son créateur Mark Zuckerberg. Ce dernier nie toute ressemblance avec la réalité. Les producteurs déclarent que le scénario est inspiré des notes prises lors des poursuites contre Zuckerberg. Ce dernier est représenté comme un être super intelligent, mais n’ayant aucune aptitude pour les relations humaines. Au début il profite d’Internet pour dénigrer les filles qui refusent ses avances et crée Facebook pour se trouver des partenaires sexuelles. Comme le dit une jeune femme dans le film : Tu n’es pas un salaud, mais tu travailles très fort pour le devenir. Jesse Eisenberg joue tellement bien qu’on le déteste du début à la fin, tout comme Justin Timberlake, dans un de ses meilleurs rôles à l’écran. Andrew Garfield se démarque également comme le co-fondateur de Facebook. Armie Hammer a un rôle double puisqu’il joue des jumeaux, voilà pourquoi on mentionne sa doublure lors de scènes qui nécessitent la présence des frères côte à côte. Le film est long. Il faut vraiment s’intéresser au sujet, car il y a peu d’action surtout des dialogues, parlés assez vite, et des poursuites judiciaires. 8,5/10

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05 oct 2010

Les amours imaginaires, de Xavier Dolan.

Publié par Richard

Les amours imaginaires, de Xavier Dolan. Québec 2010. 101 minutes. Avec Monia Chokri, Xavier Dolan, Niels Schneider, Anne Dorval, Anne-Élisabeth Bossé, Benoît McGinnis…

 Un gars et une fille tombent en amour avec le même jeune homme. On a souvent des témoignages de jeunes sur leur histoire d’amour. Au début c’est déroutant, mais après on s’intéresse plus à eux qu’aux personnages principaux.

 Le positif : très bon choix de chansons pour la trame sonore, les trois comédiens principaux sont très bons, Anne Dorval et Anne-Élisabeth Bossé (la fille aux lunettes) apportent un élément d’humour à cette histoire.

 Le négatif : même si on m’affirme que de montrer des personnages qui parlent tout en leur coupant le haut de la tête est ce qu’il a de plus nouveau au cinéma, je décroche. Ça me dit que l’image est mal cadrée. De voir au ralenti la robe de l’actrice, ses souliers, sa martingale, son collier etc, pour moi ce sont des longueurs camouflées par la trame sonore.

 Je comprends que le film a été fait en un temps record, mais j’ai préféré J’ai tué ma mère du même réalisateur. 7,9/10

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