29 août 2011

Souvenirs du Festival des films du monde 2011

Publié par Richard

Souvenirs du Festival des films du monde 2011

 

Entre deux films, j’ai dîné avec l’auteur Michel Tremblay.

Kiki Kilen, l’actrice japonaise qui joue la mère dans Chronique d’une mère, était accompagnée par son petit fils de 13 ans qu’elle nous a présenté avec fierté.

Le réalisateur russe du film House of Wind, Viatcheslav Zlatopolsky, nous a parlé avec amour et sincérité du peuple russe et de son beau pays. C’était touchant.

Encore une fois cette année, les détenteurs de Passeport passaient après ceux ayant une carte cinéphile ou un billet. On se nommait, avec humour, des cinéphiles de seconde zone.

Parmi les cinéphiles, plusieurs prévoyaient une victoire pour Hasta
La Vista
, Une famille de trois ou Life Back Then.

Le court métrage Sous la peau où l’on montre avec détails un embaumement a fait beaucoup parler.

Les frères Fuica sont très heureux et émus de présenter leur film La run, eux qui ont vécu plusieurs problèmes lors du tournage. C’était beau à voir cette reconnaissance envers les responsables du Festival.

Avant de voir le documentaire Sous la peau, un cinéphile et moi, qui savions qu’on verrait un embaumement, apercevons un spectateur entrer avec un régal très gras acheter au comptoir à friandises. On s’est demandé si le film lui couperait l’appétit.

Plusieurs commentaires très peu élogieux sur Nicolas Sarkozy circulaient suite au film La conquête, de Xavier Durringer qui parle justement du Président sous forme de fiction.

Quand un spectateur demande à l’acteur principal de Let My People Go, s’il a eu de la difficulté à apprendre le finlandais, le début de la réponse est : On ne dit pas finlandais, mais on dit finnois…

Lors de la présentation du film français L’art d’aimer, l’actrice Frédérique
Bel, qui porte très bien son nom, déclare qu’Emmanuel Mouret est son
réalisateur préféré. Ce dernier, abasourdi, réussit à peine à dire deux phrases
pour parler de son film. Charmant.

Le réalisateur et l’acteur principal de Noordsee Texas s’excusent des problèmes techniques lors de la représentation au début du film.  Les spectateurs ont tellement aimé le film que personne ne leur a reproché quoi que ce soit. De toute façon, ils n’étaient pas responsables de ces erreurs qui se sont répétées à quelques reprises lors des premiers jours du Festival pour d’autres films.

C’est toujours agréable de développer une complicité entre cinéphiles. Lorsqu’on se revoit, on se donne des informations sur les films à voir et ceux à éviter. La dernière journée, une dame me court après pour me remercier de lui avoir recommandé le film italien Escort in Love, film qu’une cinéphile m’avait recommandé.

Avant trois films, une dame se joignait à moi pour parler, avec humour et aussi des périodes sérieuses,  de politique et de philosophie au gré des films vus. On a souvent ri. Elle m’a encouragé à utiliser mes talents de comique.

Une femme du Manitoba m’expliqua qu’elle fréquentait le Festival des films du monde depuis le début des années 1990. Elle ne va pas à celui de Toronto, car c’est une grande foire pour mettre en valeur les films américains que l’on verra de toute façon sur nos écrans.

D’accord, Michel Tremblay mangeait à la table derrière moi. On a quand même mangé en même temps.  :)

 

Classé sous : Film | 3 Commentaires »
28 août 2011

La Bellezza del Samaro, de Sergio Castellitto

Publié par Richard

La Bellezza del Samaro, de Sergio Castellitto. Italie 2010. 107 minutes.

Avec Sergio Castellitto, Laura Morante, Enzo Jannacci, Mario Giallini…

Des parents ont de sérieux problèmes avec le plus récent petit copain de leur fille adolescente. Il a l’âge d’un grand-papa. Comédie légère avec un bon début, mais une suite trop invraisemblable. De plus, on retrouve tous les clichés des relations parents-enfants. Je n’aime pas quand on présente les jeunes comme des impolis, des énervés, des grossiers personnages et des drogués. 7,8/10

Classé sous : Film | Pas de commentaire »
28 août 2011

Die Ausbildung/The Education, de Dirk Lütter

Publié par Richard

Die Ausbildung/The Education, de Dirk Lütter. Allemagne 2011. 90 minutes.

Avec Joseph K. Bundschuk, Anke Retzlaff, Stefan Rudolf, Anja Beatrice Kaul, Dagmar Sachse…

Un jeune homme de 20 ans commence un travail dans une entreprise d’appels en informatique. Il veut faire de son mieux pour obtenir un contrat à long terme. Son patron abuse de sa bonne foi pour augmenter sa tâche, éliminer du personnel et s’en servir comme délateur.  Le jeune étouffe dans cette situation, mais désire garder son emploi. Un film au scénario intelligent et tellement d’actualité: la productivité à tout prix et au moindre coût, le stress augmente et on se paie des gâteries pour oublier que notre âme meurt. Joseph K. Bundschuh rend très bien son personnage. 8,8/10

Classé sous : Film | Pas de commentaire »
27 août 2011

Here I Am, de Beck Cole

Publié par Richard

Here I Am, de Beck Cole. Australie 2010. 91 minutes. Musique de Cliff Bradley.

Avec Shai Pittman, Marcia Langton, Quinaiha Scott, Bruce Carter, Pauline Whyman…

Une jeune femme sort de prison. Elle arrive dans un refuge pour dames dans sa situation. Son but est de récupérer sa petite fille qui vit chez sa mère. Cette dernière ne fait pas confiance en cette ex-droguée. Les femmes du centre s’entraident et s’encouragent.  Joué par des actrices et un acteur inconnus de moi, mais tous très talentueux spécialement la comédienne principale Shai Pittman et Marcia Langton, qui représente la mère sévère. Production à petit budget, mais un scénario original et écrit avec coeur. Here I Am effleure également la place des aborigènes dans la société australienne. Malheureusement, je n’ai pas pu obtenir le nom de l’excellente chanteuse dans ce film. 8,5/10

 

Classé sous : Film | Pas de commentaire »
27 août 2011

Chronique de ma mère, de Masato Harada

Publié par Richard

Chronique d’une mère, de Masato Harada. Japon 2011. 119 minutes.

Avec Koji Yakusho, Aoi Miyazaki, Kiki Kilin ( présente)…

Le scénario raconte les dernières années d’une mère sénile par le fils écrivain. C’est une adaptation d’un fait réel. On voit comment il est difficile de s’occuper d’un parent sénile : l’agressivité, les paroles blessantes, les fuites… On y fait une référence à une coutume ancestrale, présentée dans le film La balade de Narayama (1983) où les enfants allaient porter  leurs parents mourants dans un bel endroit sur une montagne. Belles images, bon jeu des acteurs, mais trop lent et un peu trop long. 8,2/10

Classé sous : Film | 1 Commentaire »
27 août 2011

Quelle belle journée, de Gennaro Nunziante.

Publié par Richard

Quelle belle journée, de Gennaro Nunziante. Italie 2010. 97 minutes.

Avec Chicco Zalone, Nibiha Akkari, Annarita del Piano, Rocco Papaleo…

Ce film est le premier ou deuxième plus grand succès commercial de tous les temps en Italie, nous a dit un des acteurs. Il a ajouté que son pays fait souvent des comédies de bas étage, mais que ce film-ci n’a pas peur de s’attaquer aux sujets d’actualité: la politique, la religion , le terrorisme…Le personnage principal, qui porte le même nom que l’acteur, a tout du macho sans culture, paresseux et profiteur. Une sorte de Bougon. Qui a choisi ce film pour la compétition officielle? C’est comme si on avait envoyé Elvis Gratton II pour nous représenter dans la compétition à Cannes.  7/10

Classé sous : Film | Pas de commentaire »
26 août 2011

The Passage, de Roberto Minervini

Publié par Richard

The Passage, de Roberto Minervini. États-Unis, Belgique et Italie. 89 minutes.

Avec Soledad St-Hilaire, Mean Gene Kelton, Alan Lyddiard, Larry Young…

Une dame qui apprend qu’elle a un cancer incurable veut rejoindre un guérisseur. Je ne suis pas capable de suivre un film quand la caméra bouge beaucoup. Ça doit être ça qu’on appelle le mal de cinéma. Le scénario est lent et semble oublier la pauvre dame. J’ai quitté à la moitié de la représentation. Pour la partie vue, j’accorde 5/10.

Classé sous : Film | Pas de commentaire »
26 août 2011

Above Us Only Sky, de Jan Schomburg

Publié par Richard

Above Us Only Sky, de Jan Schomburg. Allemagne 2011. 88 minutes.

Avec Sandra Hüller, Georg Friedrich, Felix Kopp…

Une femme, dont le mari s’est suicidé, constate qu’il lui a menti pendant quatre ans sur son occupation du temps. Devrait-elle tenter de découvrir la vérité ou poursuivre sa vie? Film lent, bien joué, mais on reste sans réponse. Alors oublions le passé et vivons le présent, semble dire le film. Le titre vient d’une chanson de John Lennon: Imagine.  8,3/10

Classé sous : Film | Pas de commentaire »
26 août 2011

El Rumor de las Piedras, de Alejandro Bellame Palacios

Publié par Richard

 

El Rumour de las Piedras, de Alejandro Bellame Palacios. Venezuela 2011. 100 minutes.

Avecv Rossane Fernandez, Juan Carlo Nunez, Christian Gonzales…

Une femme vit avec ses deux fils ( 17 et 12 ans) et sa mère dans une petite maison d’une pièce dans un bidonville de Caracas. Elle se bat tous les jours pour survivre et éloigner ses garçons de la criminalité. J’ai aimé que cette histoire nous soit présentée du point de vue de la mère. Le réalisateur, présent, nous a dit que 70% des habitants de ces quartiers très pauvres ont des problèmes avec des criminels: gangs de rue, corruption etc. Un Brésilien nous affirme que c’est le même problème à Rio de Janeiro. Un Vénézuélien, habitant Montréal, déclare que le film est très représentatif de la réalité. Le tournage fut très difficile, l’équipe a dû recourir à la protection de la police. Ce film est en nomination pour l’équivalent des Oscars au Venezuela.  Un scénario coup de poing! Très émouvant et bouleversant. Quelle belle réussite!  En français, le titre pourrait être: Le murmure des pierres. Les pierres comme pour les roches et les pierres tombales. Remarquables interpréation par Rossane Fernandez, la mère, et Christian Gonzales, l’ado de 17 ans. 9,1/10

Classé sous : Film | 1 Commentaire »
25 août 2011

Adventure/ Kaland, de Jozsef Sipos

Publié par Richard

Adventure/Kaland, de Jozsef Sipos. Hongrie 2011. 85 minutes. Musique de Gabor Berkes.

Avec Gerd Böckmann, Erika Marozsan, Sandor Csanyi, Mari Torocsik

J’avais vu L’héritage d’Esther du même réalisateur en 2008. Ses films ont un côté théâtral: tourné dans peu de locaux différents, nombre limité de personnages parlants. Dans Kaland, un médecin marié à une femme qui pourrait être sa fille, apprend qu’elle s’apprête à le quitter avec un de ses jeunes confrères. Histoire toute simple, mais avec une finale imprévisible. Ce film est un délice pour les yeux. Tout a été étudié pour nous présenter les plus belles images: décor recherché, accessoires qui accrochent l’œil et surtout l’extraordinaire éclairage digne des grands maîtres du cinéma. La musique s’intègre très bien à l’histoire. Les scènes dans une salle de bal sont magnifiques. Pour terminer, je ne veux pas passer sous silence la magistrale interprétation de Gerd Böckmann, le mari trompé. 8,9/10

Classé sous : Film | 2 Commentaires »