Archive pour août 2009»
3 autres films au FFM
Petite journée, seulement trois films
9. Be Sure to Share, de Sion Sono. Japon, 108 minutes. Un fils veut partager des moments avec son père mourant pour se rappeler les bons et les mauvais souvenirs. Superbe film. Émouvant et porteur de réflexions. Quand le générique de la fin arrrive, on voudrait que le film se poursuive. Excellents interprètes, merveilleux scénario et des trouvailles du point de vue montage. Le film pourrait se résumer ainsi: Vivez le temps présent avec les êtres aimés, n’attendez pas à plus tard , car il pourrait être trop tard. 9/10.
10. Le code a changé, de Danielle Thompson. France, 100 minutes. Des amis se réunissent pour un souper. Le montage est entremêlé de séquences du repas qui se prépare et un an plus tard avec les mêmes invités. Plusieurs excellents comédiens dont Karin Viard, le merveilleux Dany Boon, Patrick Bruel, surprenant, Emmanuelle Seigner, Marina Hands, Pierre Arditti… Histoire intéressante, personnages attachants. 8,5/10
11. Mein Kampf ( Mon combat), de Urs Odermatt. Allemagne, Autriche et Suisse. 109 minutes. Scénario d’après un texte de George Tabori. Adolf Hitler, jeune et ambitieux, tente de s’inscrire à l’Académie des beaux-arts de Vienne. Beaucoup de dialogues . Je suis sorti agressif après la projection. Le manipulateur et raciste Hitler m’a révolté preuve que le jeune acteur Tom Schilling jouait très bien son rôle. 7,9/10
4 autres films du FFM
Une autre journée de quatre films.
5. Enen(Case unknown), de Feliks Falk. Pologne, 100minutes. En compétition.
Un psychiatre tente de comprendre pourquoi le dossier d’un patient à l’hôpital a complètement disparu.Intrigue captivante.Très bien joué par les deux acteurs principaux surtout le patient dans un rôle presque muet. 8,5/10
Avant ce film, il y avait un court-métrage, À mon frère, de Olivier Ciappa, France. 9 minutes. Deux frères partagent tout dès l’enfance. Un des deux est né aveugle. Quand le voyant se trouve une petite amie, c’est la solitude pour l’autre. Superbe petit film. Que d’émotion! Des images avec presque pas de dialogues. 9/10
6. Thanks Maa, de Irfan Kamal. Inde, 120 minutes.
Même environnement que Le pouilleux millionnaire. Le thème : les enfants abandonnés en Inde, leur survie et les périls qu’ils doivent affronter. Un adolescent de 12 ou 13 ans se sauve d’un centre pour délinquants où il a failli être violé et trouve un bébé abandonné sur un perron. Il veut retracer la mère. Une fois qu’on a réussi à lire en partie les sous-titres des enfants qui parlent vite, on embarque dans cette merveilleuse histoire très touchante. 8,7/10
7. Ward Number 6 ( Salle numéro 6), de Karen Shakhnazarov. Russie, 83 minutes.
Histoire qui se passe dans un hôpital psychiatrique. Pour ceux qui aiment discuter interminablement sur la mince ligne entre la normalité et la folie. D’après une nouvelle de Tchekov, qui aurait dû rester sous forme papier. Les deux dernières minutes semblent donner de la vie au film, dommage pour les 81 précédentes. 6/10.
8. The Sunset Sky, de Olivier Bernier. US, 94 minutes.
Le réalisateur parle à peine le français. Film avec beaucoup de similitudes avec Lost Times d’Hongrie: viol, meurtre, vengeance et une vie très pénible pour le jeune qui doit s’occuper d’une soeur handicapée intellectuellement lorsque les parents décèdent. 7,9/10
Bon cinéma.
4 films du Festival
Aujourd’hui, je vous parle de quatre films que j’ai vus, je les cote et m’attarde sur celui que j’ai préféré.
1. Korkoro ( Liberté) de Tony Galtif. France. Marie-Josée Croze, Marc Lavoine et James Thiérré sont excellents. Les gitans persécutés par les nazis lors de la deuxième guerre mondiale. Une page d’histoire méconnue. 8,2/10
2. Faceless Dead, de Kishu Izuchi. Japon. Une jeune femme reçoit un appel d’un hôpital qui la dit hospitalisée. Scénario super original mais malheureusement mal interprété sauf par celle qui joue le rôle de Minako. 8/10
3. Lost Times, de Aron Matyassy. Hongrie. Un mécanicien s’occupe de sa soeur handicapée intellectuelle.Les deux comédiens principaux sont excellents. Film très sombre, trop triste et sans issue. 7,9/10
4. Meisjes ( Les filles/ The Over The Hill Band) , de Geoffrey Enthoven. Belgique. En néerlandais avec stf. Trois femmes septuagénaires se montent un groupe musical de Rythm and Blues. Les trois comédiennes principales sont mervilleuses. On pourrait donner un prix à tous les acteurs de ce film. Le scénario nous incite à croire qu’il y a une vie même après 70 ans. Les comédiennes, le réalisateur et le scénariste répondaient aux questions et commentaires après le film. J’ai même réussi à mettre mon grain de sel. Espérons que des distributeurs se procureront ce film pour que tout le Québec le voit. 9/10
Suggestions pour le FFM, 2e partie
Suite des suggestions;
Les films québécois:
1981, de Riccado Trogi.
Un cargo pour l’Afrique, de Roger Cantin. En compétition officielle. Avec Pierre Lebeau.
Comme plusieurs des films inscrits sont des exclusivités du FFM, alors on ignore ce qu’ils nous réservent. En lisant les courts synopsis, j’ai choisi ces titres:
Be Sure to Share, de Sion Sono. Japon. 109 minutes. Un fils se remémore sa vie avec son pèrequi est mourant. À sous-titres.
Meisjes, de Geoffrey Enthoven. Belgique. Trois femmes septuagénaires se montent un groupe musical de Rythme et Blues.
Thanks Maa, de Irfan Kamal. Inde. Un adolescent en fugue trouve un bébé abandonné. À sous-titres.
Lost Times, de Aron Matyassy. Hongrie. Un mécanicien s’occupe de sa sœur handicapée intellectuelle. À sous-titres.
Un Buen Hombre, de Juan Martinez Moreno. Espagne. Bouleversement dans la vie de deux hommes retraités de l’enseignement. À sous-titres.
Vous pouvez aller sur le site officiel du Festival des films du monde pour avoir plus d’informations et d’autres titres en consultant l’horaire. À la fin, il y a les courts synopsis.
Bon cinéma.
Suggestions de films pour le FFM
Le Festival des films débute demain. Voici quelques suggestions de productions en français. En temps ordinaire, ce sont les films dont les billets s’envolent le plus vite. J’ignore s’ils sont bons mais les thèmes m’intéressent, pour certains ce sont les réalisateurs ou les acteurs.
Sœur Sourire, de Stijn Coninx. Belgique. Cécile de France joue la religieuse qui obtint un succès commercial avec une chanson française, Dominique, au Billboard américain, classée numéro 1 pendant quatre semaines en 1963. Elle ne reçut aucun droit d’auteur, tout alla à sa congrégation. Lorsqu’elle sortit de chez les sœurs, elle n’eut rien non plus. Elle vit une malheureuse histoire d’amour avec une femme. À 51 ans, elle se suicida. Quel sujet intéressant pour un film!
Le code a changé, de Danielle Thompson. France. 100 minutes.Avec Karin Viard, Dany Boon, Patrick Bruel, Marina Hands, Laurent Stocker et plusieurs autres. Un repas entre anciens amis tourne au vinaigre. Bonne réalisatrice et une équipe forte de comédiens.
Je suis heureux que ma mère soit vivante, de Claude Miller, France. Scénario d’après une histoire du romancier Emmanuel Carrère. 90 minutes. Un jeune homme retrouve sa mère naturelle et la côtoie régulièrement sans s’identifier. Réalisateur et sujet qui m’accrochent.
Sans rancune! France. Avec Laurent Montagne, Thierry Lhermitte. Un enfant croit reconnaître son père décédé parmi des enseignants réfugiés de guerre. Scénario qui me semble original.
Mères et filles, de Julie Lopes-Curval.France. Avec Catherine Deneuve, Marie-Josée Croze, Romano Orzari, Marina Hands. Des secrets de famille dévoilés dans le journal intime d’une grand-mère. Le titre original de ce film était : La cuisine. Deux comédiens québécois dans ce film français.
Bon cinéma.
Une ruse inversée
Une ruse inversée, de Frédéric Tremblay. 2008. Joey Cornu Éditeur. 202 pages.
L’heure des redevances, de Frédéric Tremblay.2008. Joey Cornu Éditeur. 280 pages.
Le deuxième titre est la suite du premier. L’histoire se passe en France à l’époque de Louis XV. Un complot se trame parmi les gens de la cour. Des candidats à un poste important meurent inexplicablement. On entend souvent dire que les jeunes ne lisent plus et qu’ils écrivent encore moins. Frédéric Tremblay avait 15 ans lorsqu’il a publié ses deux romans. Considérant la qualité de l’écriture, la richesse du vocabulaire et le style, un libraire m’a déclaré douter qu’une si jeune personne soit l’auteur de ces livres. J’ai contacté Frédéric Tremblay par courriel. Je lui ai posé des questions sur ses livres. Ses réponses m’arrivèrent assez vite et super bien écrites. Il m’expliqua la psychologie de certains de ses personnages avec justesse. Il m’informa qu’il s’adonne à l’écriture depuis son secondaire 1. Il a une vingtaine de manuscrits non-publiés. Cet écrivain habitera le paysage littéraire québécois pour un très long terme. Procurez-vous ses livres.
Le banquet: 8,5/10
Le banquet, de Sébastien Rose.
Avec Alexis Martin, Benoît McGinnis, Raymond Bouchard, Catherine de Léan, Pierre-Antoine Lasnier, Frédéric Pierre, Yves Jacques… 2008. 95 minutes.
Je dois dire que je n’ai pas aimé les deux premiers films de Sébastien Rose : Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause, ennuyant, La vie avec mon père, trois personnages principaux antipathiques. Donc, j’ai attendu la vidéo pour le troisième film. Quelle surprise! Le scénario est toute une charge contre le système d’éducation. Courageux réalisateur. Pour la première fois dans une production québécoise, j’avais l’impression que certaines scènes comptaient des milliers de figurants. Bravo pour le cadrage et le montage. Dès le début, une ambiance est crée qui laisse suggérer un climat de violence. Le dernier tiers nous plonge dans cette horreur. On craint pour un enfant de moins d’un an qui vit au centre de la folie meurtrière d’un protagoniste. On suit plusieurs personnages. J’ai aimé les jeux de Frédéric Pierre et Catherine de Léan. Pierre-Antoine Lasnier et Benoît Mc Ginnis incarnent avec conviction des étudiants qui font vivre un enfer à leurs professeurs. Alexis Martin et Benoît Mc Ginnis nous donnent une interprétation inoubliable. Félicitations Sébastien Rose
Ces enfants …qui m’ont enseigné
Ces enfants … qui m’ont enseigné, de Florence Guay. 2008. Les Éditions Floraison. 388 pages.
Vous avez aimé Ces enfants de ma vie, de Gabrielle Roy? Vous adorerez Ces enfants … qui m’ont enseigné de Florence Guay. L’auteure a commencé sa carrière d’enseignante à l’âge de 16 ans dans une école de rang pour poursuivre dans une école paroissiale et, ensuite, se rendre dans une polyvalente. Dans son livre, elle nous raconte des anecdotes choisies durant ses 35 ans dans l’enseignement. Son grand amour des enfants et de sa profession se reflète dans chacun des 28 chapitres. C’est le genre de livre qu’on lit lentement. On savoure chaque histoire. On sourit. L’émotion est au rendez-vous, les relations humaines sont au premier plan. On retrouve des photos très représentatives et minutieusement choisies pour ajouter un autre élément de véracité au texte. Personnellement, j’aurais aimé avoir écrit ce livre. Je vous le recommande fortement. Il plaira aux enseignants, pratiquant présentement ou retraités, ainsi qu’aux parents. Quel beau cadeau à offrir! Faites vite si vous le désirez. Il mérite absolument d’être connu. Un bon libraire pourra vous le commander ou envoyez un courriel aux Éditions Floraisons.
Mon frère de la planète des fruits, de Bryan Perro. 2001. Éditions Les Intouchables. 124 pages.
Bryan Perro, avant d’écrire la série pour adolescents Amos Daragon et le spectacle Éclyps, a signé quelques livres pour adultes dont celui-ci. Le narrateur est un adolescent trisomique, sourd et muet. Dans son langage particulier, il nous parle de l’endroit où on l’a abandonné avec d’autres jeunes, du personnel, les gentils et les brutaux, de son frère, le seul qui le visite, et de Sophie la fourchette. Un livre sur la dure réalité de ces gens que l’on place en institution. Un volume qui nous ouvre le cœur de ces êtres en mal d’amour et de compréhension. Des fois, on a l’impression de se retrouver dans le film Vol au-dessus d’un nid de coucou. À la fin de ma lecture, j’avais une boule dans la gorge et les yeux plein d’eau. Dernièrement, le roman a été réédité en format de poche d’environ 150 pages.
District 9: 8,8/10
District 9, de Neill Blomkamp. Avec Sharko Copley, Jason Cope, Sarah Livingstone. 112 minutes. Afrique du Sud et Nouvelle-Zélande.
Science-fiction et horreur. Tout à fait le genre de film que je ne vois pas en temps normal. Un site Internet mentionnait la qualité du scénario et de la direction. Encore plus rare chez ce genre de film. La curiosité l’emporte. Le début du film est présenté comme un documentaire avec intervenants expliquant les faits Le personnage principal reçoit une promotion qu’il croit, dans sa grande naïveté, mériter. Il se rend dans une sorte de ghetto pour extraterrestres établis là depuis 20 ans. Un scénario original et très intéressant qui, à travers des monstres, nous questionnent sur le racisme, la pauvreté et la criante des étrangers. Réalisation surprenante. Les trucages sont si impressionnants qu’on vient à s’attacher à un extraterrestre et à son fils malgré qu’ils soient vraiment très laids. On suit avec grand intérêt la course à la survie des deux personnages principaux (Sharko Copley) et celui venu d’ailleurs (Peut-être Jason Cope). La violence est parfois extrême et l’horreur aussi mais on s’attache tellement à l’intrigue qu’on oublie ces côtés déplaisants. Un film qui marquera le genre science-fiction comme Alien l’a fait. Moi-même, j’ai peine à croire que je vous recommande ce film violent mais tellement proche de certaines de nos réalités.
