Archive pour novembre 2009»
Les chroniques d’une mère indigne
Les chroniques d’une mère indigne, de Caroline Allard. 2007. Éditeur Le Septentrion collection Hamac-carnets. 245 pages.
Madame Allard a gagné le prix Archambault pour ce premier livre. La popularité du bouquin a fait qu’elle a publié une suite et que ses chroniques peuvent se voir sur Internet. Les personnages sont : Mère indigne, Père indigne, Fille Aînée, Bébé, Eugénie, amie de Fille Aînée, et Jean-Louis XXX. Beaucoup d’humour. Mère indigne déloge Mère parfaite de son piédestal et nous dévoile des vérités peu connues des hommes entre autres sur l’accouchement et la vie secrète des mères qui survivent au foyer.
Bancs publics: 7/10
Bancs publics (Versailles rive droite), de Bruno Podalydès. Avec Florence Muller, Denis Podalydès et une pléiade de vedettes françaises. France, 2009, 114 minutes.
Pas un film mauvais, mais très décevant. De voir de grandes vedettes dans des petits rôles, certains ridicules, nous attristent. Catherine Deneuve qui accepte de jouer une femme qui vient faire réparer une petite armoire dans une quincaillerie… quel talent mal utilisé! Certains réussissent à nous capter malgré leurs deux minutes de présence : Claude Rich, Michel Aumont, Nicole Garcia, Didier Bourdon, Josiane Balasko et Benoit Poelvoorde. On dirait que le réalisateur avait plusieurs amis à placer dans son film. Il a malheureusement détruit l’intérêt suscité au début par cet homme seul qui a une affiche à sa fenêtre. Plusieurs chansons étaient en anglais, sauf Les amoureux des bancs publics de Brassens, ainsi que plusieurs mots du milieu des affaires. Le jeu de caméra est excellent surtout au début et dans le parc.
L’éveil d’un champion: 8,8/10
L’éveil d’un champion/ The Blind Side, de John Lee Hancock. Avec Sandra Bullock, Quinton Aaron, Tim McGraw, Jae Head, Lily Collins, Ray McKinnon, Kathy Bates… États-Unis, 2009, 128 minutes.
C’est le troisième film cette année mettant en vedette Sandra Bullock. La proposition était très drôle. Ce film-ci est basé sur une histoire vraie. La famille est un thème très important et je ne parle pas nécessairement de la famille biologique. On sort du cinéma avec la preuve qu’il existe des gens prêts à aider les autres. On se sent bien. D’accord, je suis biaisé car j’adore Sandra Bullock comme actrice et comme personne. C’est un de ses meilleurs rôles. Naturellement, ce genre de scénario ne plaît pas aux critiques, car trop rempli de bons sentiments. 128 minutes très bien passées sans regarder la montre. Beau film pour tous. En plus de Sandra, vous remarquerez Quinton Aaron, ce comédien noir obèse très sincère dans son interprétation, et le jeune talentueux et sympathique Jae Head qui apporte un élément d’humour. Où trouvent-ils ces jeunes remplis de talent?
Ulzhan : 8,2/10
Ulzhan, de Volker Schlöndorff. Avec Philippe Torreton, Ayanat Ksenbaï, David Bennent…, France, 2007, 105minutes.
C’est le plus récent film du réalisateur primé à Cannes en 1979 pour Le tambour. Film assez déconcertant. Une sorte de fable ou conte poétique, très lent mais intriguant. Les trois acteurs principaux nous intéressent, mais, selon moi, David Bennent, le vendeur de mots, est la découverte incontestée de ce film. Il a joué dans Légende avec Tom Cruise. On attend toujours son prochain film. Les paysages désertiques contrastent énormément avec la capitale kazakhe ultra-moderne et riche, Astana. Un film pas pour tous, mais une belle réflexion sur la vie et la mort. Pourquoi vouloir la mort lorsque de toute façon on va mourir? déclare le vendeur de mots.
2012: 8,1/10
2012, de Roland Emmerich. Avec John Cusack, Amanda Peet, Thandie Newton, Chiwetel Ejiofor, Olivier Platt, Woody Harrelson, Danny Glover, Béatrice Rosen, Johann Urb, George Segal, Blu Mankuma etc. 158 minutes. U.S.
On ne voit pas voir ce genre de film pour l’histoire, réduite au minimum et généreusement tartiné de bons sentiments et avec un président américain qui veut sauver le monde, ni pour le jeu des acteurs, qui doivent surtout crier, pleurer, courir et dans ce cas savoir nager, mais bien pour les effets spéciaux. À ce niveau, c’est une très grande réussite. On dirait un mélange de Tremblement de terre, La tour infernale, L’aventure du Poséidon et Titanic en ajoutant d’autres scènes visuelles impressionnantes. Certains acteurs réussissent, malgré la minceur du scénario, à nous laisser croire en leur personnage : John Cusack, qu’on retrouve souvent jouant des hommes dépassés par les événements, Chiwetel Ejiofor, très réaliste, Oliver Platt, le méchant de service, Béatrice Rosen, une Française que l’on remarque dans un personnage à la Paris Hilton petit chien compris, Thandie Newton, toujours aussi vraie même dans un petit rôle on a juste à penser à Crash, et Johann Urb, acteur estonien très crédible dans sa courte apparition. Intéressent de revoir George Segal, une vedette du cinéma et de la télé des années 60 et 70. Un film à voir, même s’il est un peu long, pour oublier ses tracas, la température et le virus A(H1N1). Une réflexion sur le scénario : si une telle catastrophe était prévue qui sauverait-on en premier?
Fragments de mensonges inutiles: théâtre.
Fragments de mensonges inutiles, de Michel Tremblay, mise en scène de Serge Denoncourt. Avec Gabriel Lessard, Olivier Morin, Normand D’Amour, Antoine Durand, Maude Guérin, Roger La Rue, Gabriel Sabourin et Linda Sorgini. Durée 1h20, sans entracte.
Deux jeunes de 15 ans, un en 1959 et l’autre en 2009, sont confrontés par leur entourage lors de la découverte de leur homosexualité. L’éducation des parents de 1959 les incitaient à rejeter cette perversion. Les parents de 2009, qui tentent d’être parfaits et permissifs, n’ont pas plus les moyens de réagir à cette réalité. J’ai trouvé le côté 1959 très bien représenté avec des interprétations superbes de Maude Guérin, Normand D’Amour et Roger La Rue, en aumônier prêt à utiliser le fouet pour régler le problème. La famille 2009 m’a laissé froid, trop parfaite et sans doute réaliste. Les monologues simultanés des jeunes, vers la fin, ressemblaient plus à une cacophonie. La scène de nudité des deux adolescents au début leur a sans doute demandé beaucoup de courage. Un beau spectacle avec des belles réflexions sur l’acceptation de son enfant tel qu’il est. Malheureusement, les étroits d’esprit n’ont pas assisté au spectacle. Une dame à la sortie avoua que son mari ne parlait plus à son fils depuis 15 ans pour la même raison que dans le texte de Tremblay. Cette pièce est en tournée au Québec. Allez la voir.
Le chant des mariées: 8,1/10
Le chant des mariées, de Karin Albou. Avec Lizzie Brocheré, Olympe Borval, Najib Oudghiri, Karin Albou, Simon Abkarian … France/Tunisie. 2008. 100 min.
Film qui a un côté documentaire très intéressant : on apprend que Juifs et Arabes vivaient en harmonie en Tunisie avant la propagande antisémite des nazis à partir de 1942, on assiste à un mariage juif et un autre arabe qui surprennent beaucoup pour un nord-américain. J’ai particulièrement aimé le jeu de Lizzie Brocheré, Karin Albou et Simon Abkarian
