31 mai 2010

Prince of Persia: Les sables du temps, de Mike Newell.

Publié par Richard

Prince of Persia : Les sables du temps, de Mike Newell. Avec Jake Gyllenhaal, Gemma Arterton, Ben Kingsley, Alfred Molina, Steve Toussaint, Toby Kebbell, Richard Coyle… États-Unis 2010. 116 minutes.

Scénario inspiré d’un jeu vidéo. Contrairement à mes attentes, ce film est agréable à regarder : des paysages superbes, filmé au Maroc, des truquages visuels surprenants, une histoire captivante et époustouflante, sans oublier le côté romantique très bien rendu. On se croirait dans un Conte des milles et une nuits. J’aime ces films qui jouent avec le temps. Interprétation intéressante de la part de tous les acteurs mentionnés plus haut. Écoutez la très belle chanson I Remain, par Alanis Morissette lors du générique de la fin. Quelle belle voix! J’ignore pourquoi ils ont gardé la première partie du titre en anglais. 8,6/10

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29 mai 2010

L’enfant prodige, de Luc Dionne.

Publié par Richard

L’enfant prodige, de Luc Dionne. Avec Patrick Drolet, Guillaume LeBon, Marc Labrèche, Macha Grenon, Lothaire Bluteau, Karine Vanesse, Benoît Brière… Québec 2010, 100 minutes.

Un grand film qui n’atteindra pas un grand public. La vedette du film est la musique d’André Mathieu. On découvre ou redécouvre ce grand compositeur québécois des années 30 et 40, en tant qu’enfant, et sa déchéance dans les années 50 et 60. C’est une page d’histoire du milieu de la musique au Québec et aussi du milieu artistique. On aimerait connaître encore plus la vérité sur ce musicien : le véritable nom de la comédienne qu’il a aimé dans les années 50, la circulation de la drogue à cette époque… Pour ce faire, il faudra lire la biographie de monsieur Georges Nicholson. C’est un film mettant en valeur de grands comédiens : Patrick Drolet, exceptionnel dans le rôle titre, Guillaume LeBon, dans le même rôle en tant qu’enfant tout aussi bon, Marc Labrèche, son côté dramatique mérite d’être plus souvent exploité, Macha Grenon, très surprenante dans ce qui pourrait être son meilleur rôle, Lothairer Bluteau, toujours aussi énigmatique, et Karine Vanasse,  juste et talentueuse. Certaines scènes intérieures nous montrent des ameublements qui feront saliver les antiquaires. Un sujet très dramatique, une musique classique du Québec, un film à voir même s’il n’est pas grand public. 8,7/10

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26 mai 2010

Shrek 4: Il était une fin, de Mike Mitchell.

Publié par Richard

 Shrek 4 : Il était une fin, de Mike Mitchell. Film d’animation. États-Unis 2010. 93 minutes.

Supposément le quatrième et dernier volet de la série Shrek. Beaucoup plus intéressant que le troisième. Plusieurs gags sont adressés directement aux adultes. La musique des années 80 ajoute des éléments comiques : la chanson Hello par Lionel Richie en est un bel exemple. Tous les adultes riaient dans la salle.  On retrouve avec bonheur Shrek, Fiona, l’âne et le chat botté, devenu le chat potelé car trop bien nourri pas sa maîtresse, la dragonne etc. Au générique de la fin, plusieurs des personnages vus dans les précédents Shrek nous sont présentés. Le vilain de l’histoire me faisait penser au personnage principal dans Babine, impossible de réellement le détester. Il existe une version 3D que je n’ai pas vu.  8,5/10

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19 mai 2010

Le hérisson, de Mona Achache.

Publié par Richard

Le hérisson, de Mona Achache. Avec Josiane Balasko, Garance Le Guillermic, Togo Igawa, Anne Brochet, Wladimir Yordanoff… France-Italie 2009. 100 minutes.

Merveilleuse Josiane Balasko! Elle ne joue pas, elle est madame Michel, cette concierge peu sociable, seule et grande lectrice de Tolstoï. Garance Le Guillermic, jeune fille de 11 ans suicidaire et regardant la vie par la lentille de sa caméra, entre bien dans la peau de ce personnage très intéressant. Togo Igawa ajoute une grande sensibilité à ce scénario par sa noblesse, son respect et sa ténacité. Un très beau film, adapté d’un roman de Muriel Barbery L’élégance du hérisson, est porteur de belles réflexions sur la vie et les personnes que l’on ne voit pas.  8,7/10

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16 mai 2010

Petite vengeance poilue, de Roger Kumble.

Publié par Richard

Petite vengeance poilue, de Roger Kumble. Avec Brendan Fraser, Brooke Shields, Matt Prokop, Ken Jeong, Angela Kinsey, Alice Drummond, Skyler Samuels… États-Unis 2010. 92 minutes.

Certains animaux paraissent réellement comme des objets mécaniques, donc animation boiteuse. Scénario prétexte à voir des bêtes se venger parfois méchamment sur des humains. Des blagues pour ridiculiser les membres de la communauté LGBT, les orientaux, les habitants de l’Inde, tout y passe. «Quand l’argent entre en ligne de compte, tous oublient leurs bonnes intentions pour préserver la planète», semble nous dire le scénario. Aucun acteur ne mentionnera sérieusement sa participation à ce film ridicule, pas dans le sens comique. Pas leur faute, le scénario est un amoncellement de clichés. Seule Angela Kinsey se débrouille assez bien dans son rôle. Pauvre Brendan Fraser, lui si intéressant dans d’autres productions. Film à fuir. 4/10

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15 mai 2010

Lettres à Juliette, de Gary Winick.

Publié par Richard

Lettres à Juliette, de Gary Winick. Avec Amanda Seyfried, Christopher Egan, Gael Garcia Bernal, Vanessa Redgrave, Oliver Platt, Franco Nero, Fabio Testi… États-Unis 2010. 105 minutes.

Film romantique très bien réussi, sans nudité ni langage vulgaire. Les dialogues sont souvent humoristiques. Cette histoire d’une femme qui recherche l’amour de sa vie 50 ans après leur séparation est sensible et pleine de réflexions sur le temps que l’on ne doit pas perdre. Amanda Seyfried et Christopher Egan forment un couple des plus charmants malgré leur antagonisme. Vanessa Redgrave est réuni à l’écran, pour notre plus grand bonheur, avec son conjoint dans la vraie vie Franco Nero. Malheureusement pour Gael Garcia Bernal, il n’a pas un rôle à la hauteur de son immense talent. Courte apparition de Fabio Testi, cet acteur italien qui a connu la gloire dans les années 70 avec, entre autres, le superbe film le mettant en vedette avec Romy Schneider et Jacques Dutronc L’important c’est d’aimer. Et que dire des magnifiques paysages de l’Italie, ça donne le goût de s’y rendre. 8,5/10

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05 mai 2010

Comme une étoile dans la nuit. Films souvenirs #3

Publié par Richard

3. COMME UNE ÉTOILE DANS LA NUIT, 2008 / Couleur / 90 min, Réal. René Féret, France. Avec Salomé Stévenin, Nicolas Giraud, Jean-François Stévenin, Maryline Canto…

Un couple se rencontre, s’aime et désire fonder une famille, mais le conjoint apprend qu’il a la maladie de Hodgkin. Le scénario raconte les traitements : opération à la colonne vertébrale, chimiothérapie, radiothérapie … Quel superbe film! Les acteurs principaux, Salomé Stévenin et Nicolas Giraud, sont merveilleux et tellement vrais. On dit que le mariage est pour le meilleur et pour le pire. Ce couple commence avec le pire et ne se décourage pas. Le film nous démontre la force de l’amour, la dignité, le respect et le courage. Ceux et celles qui ont été aidants naturels se reconnaîtront. Il est possible que vous utilisiez des Kleenex. Quelques exemples : Le conjoint demande à sa femme de lui raser la tête avant que les traitements lui fassent perdre les cheveux… Une infirmière conseille à l’épouse de ne pas visiter son mari avec des larmes. Il a besoin d’optimisme et de courage, lui dit-elle. La jeune femme refoule ses larmes et affiche un sourire en entrant dans la chambre.

J’ai vu ce film au Festival des films du monde en août 2008. Après la première représentation, le bouche à oreille a fait la publicité. La salle jouait à guichet fermé pour les deux autres présentations. Les spectateurs sortaient très émus de la salle. Dans le couloir, j’ai pu jaser avec l’actrice principale. C’était une jeune femme de 23 ans, charmante, délicate et toute simple. Elle ne jouait pas à la vedette. Au contraire, elle était très accessible avec le public. Son papa joue le rôle de son père dans le film. Elle n’a plus fait de film, mais travaille surtout dans des séries à la télévision française. Elle et son partenaire auraient mérité des récompenses pour leur prestation dans Comme une étoile dans la nuit.

Les malheurs d’un film. Il devait sortir sur les écrans le 12 novembre 2008 en France. Il fut retardé jusqu’au 3 décembre. Un tel retard n’est jamais un bon signe pour l’avenir d’un film. Chez nous, le distributeur a eu des problèmes financiers. Je n’ai jamais vu de publicités annonçant sa sortie. N’ayant pas de grosses vedettes dans le générique, le film passa inaperçu. En ce début de mai 2010, j’ai trouvé par hasard un DVD du film dans un SuperClub Vidéotron à un prix ridiculement bas. Donc il est disponible au Québec. Louez-le ou achetez-le, c’est un petit chef d’œuvre que j’avais coté 9/10 à l’époque comme Ce qu’il faut pour vivre, merveilleux film québécois, ainsi que Departures, le superbe film japonais qui gagna l’Oscar du meilleur film étranger en 2009.

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04 mai 2010

Le ruban blanc, de Michael Haneke.

Publié par Richard

 Le ruban blanc, de Michael Haneke. Film allemand en noir et blanc à sous-titres français. Avec Christian Friedel, Ernst Jacobi (voix seulement), Leonie Benesch, Ulrich Tukur, Ursina Lardi, Fion Mutert, Michael Kranz, Burghart Klaussner, Maria-Victoria Dragus, Leonard Proxauf, Rainer Bock, Suzanne Lothar, Roxanne Duran… 2009. 144 minutes.

Palme d’or au Festival de Cannes 2009. L’histoire se passe dans un petit village d’Allemagne en 1913-1914. La hiérarchie est importante : le baron, les notables (le docteur, le pasteur et l’enseignant dans un moindre registre), les habitants, les femmes (sauf la baronne membre de la noblesse par alliance) et les enfants. Un film austère, mais très bien fait : scénario intéressant, images dignes des grands maîtres allemands du noir et blanc et une interprétation remarquable. J’ai particulièrement aimé les enfants d’un naturel déroutant dans une histoire tellement loin de leur quotidien. On reconnaît certains éléments de notre passé pas si lointain : l’importance des gens riches, l’omniprésence de la religion et le peu de cas laissé aux femmes et surtout aux enfants. Comme dans les autres films de Haneke, on sort perturbés et avec des interrogations.  Un grand film. 8,9/10

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