01 avr 2012

Miroir, miroir, de Tarsem Singh.

Publié par Richard

Miroir, miroir, de Tarsem Singh. États-Unis 2012. 106 minutes.

 

Avec Julia Roberts (la reine), Lily Collins (Blanche Neige), Armie Hammer (le prince), Nathan Lane(le serviteur de la reine), Sean Bean(le roi), Mare Winningham, Michael Lerner, Robert Emms et les 7 nains : Jordan Prentice, Mark Povinelli, Joe Gnoffs, Danny Woodburn, Sebastien Saraceno, Martin Klebba et Ronald Lee Clark.

Les critiques ne sont pas très élogieuses envers ce film. C’est le premier des deux films sur l’histoire de Blanche Neige à sortir sur grand écran. Celui-ci a été tourné à Montréal, pas l’autre. Est-ce une manière d’essayer de discréditer les tournages à Montréal? Miroir, miroir est un conte librement adapté de celui de Charles Perreault. On peut même dire que c’est un conte qui donne une grande place aux femmes. Les décors, les costumes, les perruques et les effets visuels nous entrent totalement dans ce monde fascinant de fantaisie un peu comme le premier Harry Potter. Les dialogues sarcastiques de Julia Roberts, qui excelle dans ce rôle hors norme pour elle, sont un vrai délice interdit. Armie Hammer, vu dans Le réseau social, est très comique ainsi que Nathan Lane. Les sept nains volent la vedette comme dans le film de Disney. J’ai ri et souri plusieurs fois. On retrouve l’acteur canadien Alex Ivanocci, de Nos étés entre autres. Dans la salle, il y a avait plusieurs enfants. Quand un film est ennuyant, les jeunes jasent et grouillent beaucoup. Ce ne fut absolument pas le cas pour Miroir, miroir. On n’entendait pas un bruit, ce qui est une belle réussite. Même pas d’adultes qui twittaient ou échangeaient des courriels sur leurs appareils. Lors du générique de la fin, on peut entendre I Believe in Love, une belle chanson interprétée par l’actrice principale, Lily Collins, fille de Phil Collins, et la majorité des comédiens du film qui dansent.

8,5/10

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29 mar 2012

Une séparation d’Asghar Farhadi.

Publié par Richard

Une séparation, d’ Asghar Farhadi. Iran 2011. 123 minutes.
Avec Leila Hatami, Peyman Moadi, Shahab Hosseini, Sareh Bayat, Sarina Farhadi, Ali-Asghar Shahbazi…
Un couple en instance de divorce doit affronter des problèmes juridiques n’ayant aucun lien avec leur séparation. Comme dans tous les films étrangers, c’est très agréable d’apprendre à connaître des gens qui ont d’autres coutumes et d’autres valeurs. Une séparation parle du couple, de la famille, des liens avec les enfants, des grands-parents malades, de l’omniprésence de la religion et d’un système de justice assez expéditif, contrairement au nôtre qui est d’une lenteur excessive. Les criminels passent devant les juges quelques années après leur crime. Ce film a gagné l’Oscar du meilleur film étranger dernièrement devançant Monsieur
Lazhar
.  Les interprètes sont excellents y compris la jeune fille de onze ans qui est la vraie fille du réalisateur. J’ai aimé le personnage du grand-père souffrant de la maladie d’Alzheimer, rôle difficile à jouer, mais tellement bien rendu par Ali-Asghar Shahbazi.  Personnellement, j’ai préféré Monsieur Lazhar, car il y a beaucoup moins de dialogues, ce qui complique les choses pour un film à sous-titres.
8,6/10

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27 mar 2012

Hunger Games, de Gary Ross

Publié par Richard

Hunger Games, de Gary Ross. États-Unis 2012. 142
minutes.
Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Wes Bentley, Stanley Tucci, Toby Jones, Liam Hemsworth, Alexander Ludwig, Donald Sutherland,
Le film est inspiré de la trilogie du même nom de Suzanne Collins. 24 jeunes de 12 à 18 ans sont choisis au hasard pour s’entretuer jusqu’au dernier pour le plaisir des
spectateurs d’une téléréalité, j’exagère à peine. En tant qu’ex-enseignant, de voir des jeunes de 12 à 18 ans s’entretuer est loin de me plaire. Le film est très bien fait, joué magistralement par Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson. Les costumes, les maquillages et les coiffures des spectateurs de la téléréalité auraient énormément plu au grand cinéaste Fellini. Il y a des longueurs et des raccourcis qui doivent être mieux expliqués dans le livre, le triangle amoureux par exemple. Pour les amateurs des livres, même si certains seront déçus, car on adapte difficilement un livre au cinéma et pour ceux qui aiment les films d’action. En passant, l’action débute après une heure dix minutes de mise en place.
8/10

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20 mar 2012

Les neiges du Kilimandjaro, de Robert Guédiguian.

Publié par Richard

Les neiges du Kilimandjaro, de Robert Guédiguian. France 2011. 107 minutes.
Avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan, Marilyne Canto, Grégoire Leprince-Ringuet, Pierre Niney, Yann Loubatière, Jean-Baptiste Fonck…
Malgré le titre, l’histoire n’a rien à voir avec celle du même nom tournée dans les
années 1950 d’après un roman d’Ernest Hemingway. Ce film, Les neiges du Kilimandjaro, fait référence à la chanson de Pascal Danel et est inspiré d’un poème de Victor Hugo. Un couple de cinquantenaire fête un anniversaire de mariage, tout baigne dans l’huile. Peu de temps après, ils sont cambriolés et maltraités par deux jeunes malfaiteurs. Une belle réflexion sur le monde d’aujourd’hui, les valeurs présentes et passées, l’éducation et la famille. On constate que personne n’atteint la perfection. Ariane Ascaride et Jean-Pierre Darroussin sont criants de vérité. Un film à voir. 8,5/10
P.S.  Le premier Salon du livre de Rigaud se tiendra le dimanche 25 mars 2012. Par cette initiative, le Cercle d’histoire de Rigaud veut permettre aux auteurs et
éditeurs de Vaudreuil-Soulanges et des environs de faire connaissance et de
présenter leurs œuvres. Il désire ainsi mettre en valeur le travail de ces écrivains en leur offrant une vitrine pour se faire connaître du grand public.

Si vous êtes de la région, c’est une activité à encourager. Je souhaite au Salon
du livre de Rigaud
un grand succès et longue vie. Il y aura plus de trente
auteurs.
Salon du livre de Rigaud

Le dimanche 25 mars 2012

  • De 11 h à 16 h
  • Salle Paul Brasseur
  • 10, rue Saint-Jean-Baptiste, Rigaud

 

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18 mar 2012

21 Jump Street, VF, de Phil Lord et Christopher Miller.

Publié par Richard

21 Jump Street, de Phil Lord et Christopher Miller. États-Unis 2012. 109 minutes.

 

Avec Jonah Hill, Channing Tatum, Ice Cube, Brie Larson, Dave Franco, Rob
Riggle, Ellie Kemper…
La série télévisée 21 Jump Street a joué de 1987 à 1990. Elle a fait connaître un jeune acteur du nom de Johnny Depp. Cette fois-ci, on se retrouve en 2012. Deux recrues, pas très compétentes, doivent retourner à l’école secondaire pour trouver des trafiquants de drogue. L’affiche dit à peu près ceci : Ils pensaient que la rue était un endroit dangereux jusqu’à ce qu’ils entrent au secondaire. Parlons de jeunes du collégial. Il y avait longtemps que je n’avais pas ri si fort dans une salle de cinéma. Jonah Hill, qui a participé au scénario, et Channing Tatum, tous les
deux producteurs du film, font un duo hors pair dans des rôles surprenants.
Leur complicité est évidente, on sent qu’ils se sont beaucoup amusés lors du
tournage. On y trouve beaucoup d’humour, en haut et en bas de la ceinture, des
cascades époustouflantes et une histoire qui se tient.  On constate que le secondaire a beaucoup changé depuis 2005 lorsque les deux enquêteurs étudiaient. Certains changements sont très positifs. Channing Tatum devient un acteur très polyvalent. Vous n’avez qu’à regarder Le vœu et 21 Jump Street pour le constater.  En résumé, un film divertissant, drôle et avec des invités surprises dans la distribution.

8,6/10

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11 mar 2012

Sophia Bradley, trilogie de Catherine Thabet

Publié par Richard

Sophia Bradley, trilogie de Catherine Thabet. Les éditions Catherine Thabet. 2010.

Sophia Bradley, tome 1: Andrew, 303 pages.

Sophia Bradley, tome 2: Bryan, 275 pages.

Sophia Bradley, tome 3: Calvin, 310 pages.
Catherine Thabet, jeune auteure originaire de la Beauce, décide de se publier elle-même et de fonder sa maison d’éditions. Si vous allez sur son site internet www.catherinethabet.com, vous pourrez regarder 3 vidéos représentant très bien l’ambiance que l’on retrouve dans chacun des romans.

Dans le tome 1, Sophia a 17 ans. Tout en pratiquant le soccer, elle vit son premier amour avec Andrew. Ses amies, Samantha, Patricia et Stef, la conseillent, l’amusent et l’encouragent.

Dans le tome 2, sept ans plus tard, on retrouve Sophia et ses amies. Elles discutent d’engagement ou non, de mariage ou non, mais surtout de comment trouver l’âme sœur et confirmer son choix.

Dans le tome 3, Sophia tente de réparer les pots cassés. Comment reconquérir un cœur que l’on a brisé? On suit également la vie de ses amies.

Les trois livres sont très intéressants. Dans le premier, on constate quelques coquilles. Ce n’est pas une tâche facile de corriger toutes les erreurs qui peuvent se glisser dans un texte de plus de 300 pages. La correction est beaucoup mieux dans les deux autres titres. La jeune auteure fait preuve de persévérance et de courage en s’autoéditant dans un monde où les romans se vendent de moins en moins. Les vidéos représentant chacun des titres sont très bien faites, on dirait des bandes annonces pour des films. Quelle bonne idée! Si vous aimez les histoires d’amour, procurez-vous les trois titres de la trilogie Sophia Bradley. On peut les commander chez son libraire préféré ou chez l’éditrice sur le site mentionné plus haut.

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28 fév 2012

La peau que j’habite, de Pedro Almodovar.

Publié par Richard

La peau qui m’habite (La piel que habito), de Pedro
Almodovar. Espagne 2011. 120 minutes.

Avec Antonio Banderas, Elena Anaya, Marisa Paredes, Jan Cornet, Ana Mena…
Un scénario très original et troublant. Un chirurgien esthétique travaille sur l’amélioration de la peau. Sa femme est morte brûlée dans un accident d’automobile. Lorsqu’il apprend que sa fille a été violée et qu’elle en meurt par la suite, sa vengeance sera incommensurable et sans retour. Pour les fans d’Almodovar, ils se régaleront. Le maître se surpasse. Antonia Banderas prouve qu’il est un grand comédien, trop souvent mal utilisé au cinéma américain. On remarque deux jeunes acteurs qui reviendront sans doute dans un film du réalisateur espagnol, puisqu’il aime reprendre certaines de ses vedettes : Elena Anaya, non seulement très belle mais très talentueuse, et Jan Cornet, qu’on pourrait détester mais qui peu en peu attire notre pitié par son jeu intense. Almodovar n’est vraiment pas tendre envers les violeurs. Sa solution empêcherait toute récidive.

8,8/10

P.S. Je suis allé revoir L’artiste dimanche après-midi avant qu’il gagne 5 Oscars durant la soirée. Je revois rarement des films au cinéma. Il y a au moins  3 exceptions: Vertigo, d’Hitchcock, Titanic avec Leonardo, et L’artiste.

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25 fév 2012

Goon: Dur à cuire, de Michael Dowse

Publié par Richard

Goon : Dur à cuire, de Michael Dowse. Canada 2012. 92 minutes.
Avec Sean William Scott, Marc-André Grondin, Liev Schreiber, Alison Pill, Jay Baruchel, Kim Coates, Eugene Levy…
Plusieurs critiques ont trouvé ce film drôle. Si d’entendre sacrer à profusion vous fait rire, vous allez rire. Si d’entendre un langage ordurier principalement axé sur
le sexe avec vulgarité vous fait rire, vous allez rire. C’est un film pour 13 et +, j’aurais mis 18 et +. Ne nous méprenons pas, ce film est très bien produit pour atteindre son objectif principal : faire de l’argent. C’est une comédie, dans la salle peu de gens riaient. Je ne comprends pas pourquoi Marc-André Grondin et Liev Schreiber, qui sont d’excellents comédiens, se retrouvent dans cette galère. Jay Baruchel, je comprends, il a coécrit le scénario et sa copine a le rôle principal féminin. Sean William Scott, qui a une longue liste de films du même acabit, manifeste quand même un certain talent à jouer les idiots. Je trouve que les joueurs de hockey de cette ligue mineure sont beaucoup plus âgés que dans la réalité. Quand tu as les cheveux gris et que tu vis un divorce, tu n’as pas entre 18 à 25 ans. La question qui se pose : Est-ce que ce film prône la violence au hockey? Ma réponse : Oui. Quand le but de certains joueurs est de blesser ses adversaires surtout ceux qui ont du talent pour ce sport (Demandez à Sidney Crosby?), on accepte la violence. Quand on voit les spectateurs dans les estrades demander leur quota de sang, qui coule à profusion dans ce film, de mâchoires brisées, des parties du corps coupées par des patins dans le but de gagner, on encourage la violence.
Mais c’est une comédie… Ma dernière réflexion qui ne plaira pas sans doute :
plusieurs scènes encouragent l’intimidation, le harcèlement et la violence
contre les plus faibles. Ça devient permis quand c’est fait légalement lors d’un
sport?  Lors du générique de la fin, on aperçoit des scènes de batailles  tirées de vrais matchs de hockey, on nous présente également le gars source d’inspiration du scénario. Ne craignez rien, il s’est retiré, car trop amoché. Maintenant il est policier aux États-Unis.

7/10

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18 fév 2012

C’est la guerre, de McG

Publié par Richard

C’est la guerre (This Means War), de McG. États-Unis 2012. 98 minutes.
Avec Reese Witherspoon, Chris Pine, Tom Hardy, Chelsea Handler, John
Paul Ruttan, Abigail Spencer, Angela Bassett, Rosemary Harris…
2/3 du film est une comédie et le dernier tiers est un film d’action avec fusillades, courses en autos et de nombreuses cascades.  Le mélange des genres est une réussite. Les femmes aimeront le côté comédie et les gars apprécieront l’action ou vice versa. J’ai ri à plusieurs reprises durant la projection. L’histoire est celle de deux agents secrets, amis au départ, qui tentent de conquérir le cœur de la même femme. Les trois vedettes principales s’en donnent à cœur joie. Chris Pine, dont c’est le premier film que je vois de lui tout comme Tom Hardy, joue parfaitement le macho superficiel dont la seule occupation après son ouvrage d’agent secret est de séduire le plus de femmes possible. Le scénario se déroule à un rythme rapide sans longueur. Les dialogues sont coquins. La meilleure amie du personnage principal féminin, jouée par Chelsea Handler, donnerait des sueurs froides à plusieurs gars. C’est la guerre se classe comme un très bon divertissement

8,7/10

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16 fév 2012

Le Havre, de Aki Kaurismäki.

Publié par Richard

Le Havre, de Aki Kaurismäki. Finlande/France 2011. 90
minutes.
Avec André Wilms, Blondin Miguel, Kati Outinen, Jean-Pierre Darroussin, Jean-Pierre Léaud, Elina Salo, Evelyne Didi, Quoc Dung Nguyen, Laëka (le chien) , François Monnié, Roberto Piazza (Little Bob) Pierre Etaix…
Aki Kaurismäki est un réalisateur finnois qui a un drôle de sens de l’humour. Lorsque j’ai vu son film L’homme sans passé, les spectateurs ne riaient pas, car l’humour est très différent des comédies américaines et même européennes. Le réalisateur exige que ses comédiens n’expriment aucun sentiment dans leur figure et qu’ils parlent d’une voix monocorde. Quand on voit un de ses films pour la première fois, on a l’impression que tous les acteurs jouent faux. On dirait que le réalisateur désire que les spectateurs vivent les émotions de l’histoire contrairement à ses personnages, comme me l’a dit si justement une cinéphile. Le Finnois aime s’entourer de ses comédiennes fétiches, ici Kati Outinen et Elena Salo. On retrouve Jean-Pierre Léaud, un comédien fétiche du grand François Truffaut, et Pierre Etaix qui tourne depuis 1959. Jean-Pierre Darroussin toujours excellent, entre très bien dans la peau de son personnage froid. La musique représente souvent les années 1940 et 1950. Les décors ont un côté entre deux guerres, malgré les cellulaires. Un film complètement dépaysant et intentionnellement hors d’une époque précise. Comme dans L’homme sans passé, Le Havre a un personnage attachant en celui d’un chien. À voir pour connaître un réalisateur qui nous présente des films très personnels et originaux.

8,5/10

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