01 déc 2009

Gilles Carle

Publié par Richard

Gilles Carle (1929-2009)

 Un des premiers réalisateurs québécois à devenir un nom connu des cinéphiles. Les gens allaient voir un film de Gilles Carle. Plusieurs de ses vedettes féminines ont bénéficié de leur participation à un projet du cinéaste. On pense à Carole Laure qui est devenue une grande vedette en Europe, Denise Filiatrault qui  a joué dans un film français de Claude Sautet . Vincent, François , Paul et les autres, avec entre autres Yves Montand, à cause de sa participation dans La mort d’un bûcheron et sans compter Chloé Sainte-Marie, d’inconnue elle est devenue toute une personnalité suite à la confiance du maître, confiance qu’elle changeât en fidélité jusqu’aux derniers jours de son homme.

Carle n’a pas toujours réalisé des chefs-d’œuvre. Je garde d’excellents souvenirs de La vraie nature de Bernadette (1974), l’histoire du réveil d’une Québécoise qui reprend sa destinée en main, Red (1969), un des premiers succès commercial du cinéma québécois,  Les mâles (1970), une trame sonore magnifique de Stéphane Venne et des paysages superbes de l’automne québécois , La tête de Normande St-Onge (1975), un film étrange et fascinant , les très beaux films Maria Chapdelaine (1983) et Les Plouffe (1981), sans oublier son premier long métrage La vie heureuse de Léopold Z, la vie du québécois moyen, joué magistralement par Guy L’Écuyer,  et la beauté de l’hiver.

Merci Gilles Carle. Vous avez permis au cinéma québécois de sortir de sa noirceur et d’atteindre un grand public.

Classé sous : Non classé | 1 Commentaire »
08 nov 2009

Fragments de mensonges inutiles: théâtre.

Publié par Richard

Fragments de mensonges inutiles, de Michel Tremblay, mise en scène de Serge Denoncourt. Avec Gabriel Lessard, Olivier Morin, Normand D’Amour, Antoine Durand, Maude Guérin, Roger La Rue, Gabriel Sabourin et Linda Sorgini. Durée 1h20, sans entracte.

Deux jeunes de 15 ans, un en 1959 et l’autre en 2009, sont confrontés par leur entourage lors de la découverte de leur homosexualité. L’éducation des parents de 1959 les incitaient à rejeter cette perversion. Les parents de 2009, qui tentent d’être parfaits et permissifs, n’ont pas plus les moyens de réagir à cette réalité. J’ai trouvé le côté 1959 très bien représenté avec des interprétations superbes de Maude Guérin, Normand D’Amour et Roger La Rue, en aumônier prêt à utiliser le fouet pour régler le problème. La famille 2009 m’a laissé froid, trop parfaite et sans doute réaliste. Les monologues simultanés des jeunes, vers la fin, ressemblaient plus à une cacophonie. La scène de nudité des deux adolescents au début leur a sans doute demandé beaucoup de courage. Un beau spectacle avec des belles réflexions sur l’acceptation de son enfant tel qu’il est. Malheureusement, les étroits d’esprit n’ont pas assisté au spectacle. Une dame à la sortie avoua que son mari ne parlait plus à son fils depuis 15 ans pour la même raison que dans le texte de Tremblay. Cette pièce est en tournée au Québec. Allez la voir.